Mais avant son application, l'accord va être soumis aux parlements des deux pays pour ratification. La convention n'entrera en vigueur qu'après ces signatures, « normalement pas avant un an, courant 2010 », précise Alain Joyandet, qui insiste : « Il n'est pas question de remettre en question la justice dominicaine. »
Une fois la convention applicable, les détenus français pourront donc être transférés dans leur pays où ils purgeront leur peine. « En France, nous avons un système de remise de peine, ce qui n'est pas le cas en République dominicaine qui a un système de liberté conditionnelle bien différent », poursuit Alain Joyandet, qui s'est rendu au centre de détention de Rafey où sont incarcérées les deux jeunes Bisontines.
Si le secrétaire d'Etat se refuse à juger le fond du dossier, il a voulu leur rendre visite dans une « démarche humanitaire ». « J'ai eu un long tête-à-tête avec elles et j'avais des messages à leur apporter », confie-t-il avant d'ajouter : « Je les ai trouvées dans un état psychologique moyen. Selon les jours, elles vont mieux ou moins bien. Mais elles sont dans une prison de femmes dite modèle. Cette convention va leur permettre de se rapprocher de leur famille. C'est ce que nous voulons pour tous les prisonniers français et dominicains. »
